Mardi 18 novembre 2008



Naomi Campbell est célèbre, même dans le monde des super modèles, pour ses retards records et ses crises de colère intempestives. Mais, comme elle nous l’affirme, si elle a cette réputation, c’est seulement parce qu’elle manque d’assurance et à cause de sa propension à faire plaisir.

 

C’est la panique. Je suis en retard. Je suis toujours en retard mais cette fois je suis vraiment en retard et il pleut des cordes sur les rues du nord de Londres et je ne trouve pas de place pour me garer et je me sens encore plus nerveux quand mon téléphone mobile sonne. C’est l’attachée de presse de Naomi Campbell. «Où diable êtes-vous ?» demande-t-elle. «Je suis là», je réponds, «devant le studio. Elle n’est pas encore arrivée, si ?» La communication est coupée. Je n’y crois pas. L’incroyable est arrivé. Je vais être plus en retard que Naomi Campbell, la reine du retard, la duchesse des apparitions manquées, la princesse du manque de ponctualité. En montant l’escalier du studio photos, je me dis que j’ai dépassé la Campbell. Faut quand même le faire ! Et elle va sûrement être furieuse. Je me faufile avec une discrétion exemplaire. Je marche sur la pointe des pieds. Je franchis les portes avec une prudence de chat. Je me fonds dans les murs... mais elle n’est pas là. Bien évidemment. Personne, rien, pas même l’ouverture de l’Eurotunnel ou de la Jubilee line, ne peut dépasser les retards de Naomi Campbell.

 

Une heure plus tard elle fait son apparition, une casquette de base-ball vissée sur la tête et masquant ses yeux. Elle est grande, tout en longueur, et mince comme un bâton de réglisse. Elle se déplace comme si elle était faite de chocolat fondant. Quand elle marche, ou plutôt quand elle glisse, ses courbes semblent ne faire aucun effort pour se placer ici, puis là, puis ici, puis là... Je remarque d’abord ses hanches, puis ses fesses, et puis sa poitrine, et enfin sa bouche immense et massive. Ses lèvres lui mangent la moitié du visage. Elle semble se balancer au-dessus du sol, elle imprime à ses lèvres un léger sourire, elle ouvre les bras et elle regarde dans ma direction et celle de l’attachée de presse. «Chérie», dit-elle à la PR en l’embrassant affectueusement, «Désolée je suis en retard. Je me suis arrêtée à mon ancienne école. Je ne pouvais pas passer devant sans m’arrêter et dire bonjour.» Elle roule un regard enjôleur, qui la fait ressembler à une enfant adorable : une attitude, j’imagine, dont elle a fait usage un certain nombre de fois déjà. «Pas grave», dit la PR, «Ne t’inquiète pas pour ça. Au fait, voici Christian.» Elle fait un geste dans ma direction. Naomi Campbell ne me regarde même pas. J’aperçois à peine une moue et de grands yeux bleus-verts (grâce aux lentilles de contact colorées) dans l’ombre de la casquette, elle fait un signe de la tête et disparaît pour aller se faire coiffer et maquiller, laissant une atmosphère fraîche et un léger malaise sur son passage.

 

Quand les gens parlent de Naomi Campbell, leurs yeux se promènent de droite à gauche comme si les murs avaient des oreilles et qu’elle puisse apparaître brusquement, sans avertir, plus tôt que prévu ! Mais qu’est-ce qui les effraye à ce point ? Il y a chez le mannequin une certaine nonchalance hautaine qui peut impressionner, cette indifférence apparente qui fait qu’elle peut poser nue pour Playboy ou GQ sans avoir l’air d’avoir donné quoi que ce soit d’elle-même. Il y a le pouvoir qu’on veut bien lui attribuer parce qu’elle est l’un des mannequins les mieux payés et les plus beaux du monde. Une femme qui reçoit en cadeau un jet de dix millions de livres sterling (de son ex-amant Luca Orlandi) et une bague dont le coût équivaut à la dette nationale de l’Ethiopie (de Flavio Briatore, cet italien de 50 ans qui dirige Benetton Formule Un) doit quand même bien avoir quelque chose d’irrésistible. A moins qu’elle ne soit simplement que très bien documentée... Récemment, elle a admis avoir frappé son assistante personnelle, Georgia Galanis, avec le téléphone mobile de cette pauvre fille. Et on se souvient que, lors de son vingt-deuxième anniversaire à New-York, il y a déjà quelques années donc, elle s’était battue dans la rue avec l’actrice Troy Berger, parce que cette dernière avait émis un jugement quelque peu péjoratif sur son petit ami du moment, un certain Robert de Niro. Bref, je n’aurai pas à être surpris si au cours de l’entretien, Naomi Campbell se retrouve avec un seul talon aiguille, ni si elle se lève soudain pour sortir de la pièce d’une démarche dédaigneuse.

 

Elle est encore un peu distante quand, une heure plus tard, je suis invité à contourner un mur couvert de photos publicitaires pour commencer l’interview. Elle est flanquée de deux personnes : la PR, la manucure qui est en train de lui mettre en place de très longs ongles artificiels, la coiffeuse qui finit de fixer des extensions à ses cheveux, et la maquilleuse qui colore d’un rouge léger les pommettes de la star. Au moment où j’entre, tout le monde s’arrête de travailler et m’observe. Je demande si je peux enregistrer l’entretien. Campbell demande à la PR. Je précise que j’ai l’habitude d’enregistrer mes interviews. La PR n’a pas de magnétophone. Campbell me regarde assez durement : «Il faut écrire exactement ce que j’ai dit sinon je ne marche pas», dit-elle sur un ton d’une chaleur métallique. «Allons-y !» Je précise que je ne changerai pas un seul mot à ce qu’elle me dira. La voilà rassurée -- à sa place je m’inquiéterais : si on n’ajoutait rien aux paroles des stars, elles n’en seraient plus pour très longtemps, soyons honnêtes ! La manucure continue de coller ses ongles. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Bon, bien sûr, il y a des parties entières de sa vie que Naomi Campbell ne souhaite pas évoquer. Elle vous parle avec un bonheur évident -- jouissif, pourrait-on dire -- de son amitié pour Azzedine Alaïa, le designer marocain installé à Paris qui, quand Naomi avait 16 ans et commençait dans le mannequinat, lui a aimablement prêté une chambre dans sa maison, et s’est occupé d’elle pendant quatre ans et demi. «Je l’appelle toujours papa. Nous sommes très très proches», admet la star. Elle explique aussi volontiers -- elle l’a raconté mille fois et ne s’en lasse jamais -- comment à ses débuts elle utilisait des poses de danseuse -- elle a étudié cet art à l’école Italia Conti au nord de Londres -- pour se donner des airs élégants et raffinés dans les films. Mais elle n’a pas tellement envie de parler de sujets plus personnels. Ses aventures amoureuses restent du domaine ultra-confidentiel. C’est vraiment dommage, d’ailleurs, quand on pense à quel point certaines de ses unions et de ses ruptures ont pu être spectaculaires ! On a fait des gorges chaudes, par exemple, sur son mariage avec Adam Clayton (le bassiste de U2), annulé au dernier moment. En fait, Clayton, complètement bourré, s’était tapé une call-girl pendant une tournée. Campbell dit qu’elle est restée avec lui mais que le mariage ne s’est jamais concrétisé. Ensuite, il y a eu les soi-disant bagarres avec un autre ex, le danseur de flamenco espagnol Joaquin Cortès, et la supposée overdose qu’elle aurait faite dans la foulée (elle a été admise aux urgences de l’hôpital de l’île de Grand Canaria). Campbell dément formellement ces allégations : elle aurait fait une réaction allergique à la pénicilline, mais l’histoire fait désormais partie de la légende de Naomi. On sait bien que, dans le monde des stars, la vérité de la légende prévaut sur la réalité crue, alors vraie ou pas... peu importe ! Plus récemment, on a beaucoup spéculé, dans les milieux informés, sur sa relation avec Flavio Briatore, le jeune homme à la queue de cheval qui, pour ses 29 ans, a organisé une soirée «improvisée» sur la plage de Saint-Tropez. Certains rumeurs prétendent que le couple serait fiancé. D’autres affirment qu’ils se seraient déjà quittés à cause de leurs disputes récurrentes.

 

Je lui demande comment elle arrive à vivre au milieu de toutes ces spéculations. Naomi Campbell sourit -- ces lèvres !... -- et m’offre une réponse très bien étudiée, sans doute avec une équipe de consultants en communication : «Je n’y fais pas attention. Avant oui. Ce qu’on écrit sur moi est tellement loin de la vérité ! De la pure invention. Mais ils l’écrivent. Je continue de vivre.» Plus tard, toutefois, elle précise qu’elle a longtemps eu, dans le passé, l’impression de se faire utiliser par son entourage. Elle a fait confiance à des gens qui l’ont laissée tomber. « Les gens nous regardent ( les mannequins, NDR) et voient des dollars. Ce que je déteste le plus, ce sont les gens qui profitent de vous parce que vous êtes célèbre. Ou ceux qui vous font du chantage. Malheureusement, au bout du compte, nos meilleurs amis sont nos avocats. C’est triste à dire.»

 

Elle évoque l’échec de la chaîne des Fashion Café qu’elle a lancé avec Elle Macpherson, Claudia Schiffer et Christy Turlington. La société a déposé son bilan en 1998 avec des dettes monumentales. «Depuis l’expérience des Fashion Café, je suis très réticente à donner mon nom à quoi que ce soit. Je crois qu’on nous a toutes menées en bateau.» Elle parle aussi de sa participation avortée avec le groupe anti-fourrure, la Société pour le Traitement Ethique des Animaux (People for the Ethical Treatment of Animals). Au départ, elle a soutenu leurs idées. Mais elle a finalement changé d’avis et en 1997 elle est apparue avec un superbe manteau de fourrure sur le podium de Fendi. «En fait, je me suis trompée avec eux. J’ai trouvé leurs méthodes violentes et extrêmes, et alors j’ai décidé que je ne voulais plus soutenir leur cause. Par exemple, un de leurs porte-parole a déclaré qu’il soutenait le meurtre de Gianni Versace. Comment peut-on oser dire des choses pareilles ? Gianni était un homme merveilleux, c’était un ami. C’est vraiment triste de dire des choses pareilles.»

 

On peut effectivement comprendre les réticences de Naomi Campbell. Elle a passé les quinze dernières années pourchassée par les paparazzi. Dans Unzipped (1995), le documentaire sur le designer américain Isaac Mizrahi, on la voit demander à un cameraman de bien vouloir éviter de zoomer sur une nouvelle bague qu’elle porte. «Si vous le faites», dit-elle, «les journaux vont commencer de spéculer sur mes éventuelles fiançailles avec tel ou tel. Mais le fait d’être un personnage public comporte des risques bien plus inquiétants. «J’ai été suivie», dit-elle avec force. «Aux Etats-Unis. J’assurais le lancement d’un parfum récemment à New-York, et il était là dans la vitrine, et la police a pris l’affaire très au sérieux. Tout s’est très bien passé, mais ce type a quand même fait plusieurs fois de la prison. (En novembre 1997 Campbelle a obtenu une protection spéciale contre Michael Gold, 45 ans, qui portait un tee-shirt publicitaire pour les soupes Campbell.) Une fois, il s’est jeté sur le capot de ma voiture. Je pensais qu’il faisais ça pour pouvoir me poursuivre en justice, et après la mort de Gianni et la manière dont ça s’est passé on ne sait plus trop quoi penser...» Naomi a vendu sa maison de New York «parce que ce type savait où j’habitais et il restait assis des heures devant ma porte, il me suivait partout où j’allais. J’ai un très bon portier qui s’en sortait assez bien avec lui, mais il fallait toujours que je demande à des amis de m’escorter dès que je voulais sortir. C’était invivable !»

 

Après cette révélation, Campbell se détend un peu. En fait, elle a l’air de vite devenir très bavarde, si elle est en confiance et qu’on aborde pas un de ses sujets «top secret». Elle parle de son enfance d’écolière à Streatham, dans le sud de Londres, un instant elle fait ses courses à Covent Garden, et l’instant suivant la voilà promenée de New York à Paris en passant par Milan et toutes les capitales de la mode occidentale. «Tout a été très vite. Je ne m’y attendais pas.» Elle a commencé par faire la une de Elle en Grande-Bretagne. «En fait, j’ai lu dernièrement dans Elle quelque chose qui m’a vraiment ennuyée. Ils disaient : «Saluons Tous le Modèle Pâle», ce que je n’ai pas trouvé très gentil de leur part. Mais bon, il m’ont vraiment soutenue à mes débuts et je ne l’oublierai jamais.» Elle s’est installée à New York au début de l’année 1986, et c’est là qu’elle réside principalement depuis lors. «J’ai une maison ici à Londres et une à New York mais je ne me sens pas vraiment appartenir à l’un ou l’autre endroit parce que je voyage tellement ! J’adore voyager. Dans l’air, tout est calme et tranquille. Personne ne peut me rattraper.»

 

Elle se ferme de nouveau comme une huître en revanche quand nous évoquons sa mère Valérie, qui l’a élevée avec la grand-mère de Naomi. Naomi n’a jamais connu son père, bien que plusieurs noms aient été avancés. Certains journaux ont lourdement insisté sur le fait que son père serait un criminel d’origine orientale, actuellement sous les verrous... «C’est n’importe quoi !» répond-elle succinctement. Elle dit qu’elle ne voit plus beaucoup sa mère. Valérie est maintenant devenue mannequin, elle aussi. Elle habite à Milan. Et la distance les empêche de se rencontrer souvent. Mais elle restent «très proches» insiste Naomi. On l’a récemment citée affirmant : «J’ai eu beaucoup de problèmes quand j’étais enfant. Ma mère travaillait comme danseuse, elle voyageait énormément. Elle me laissait. J’ai grandi avec une nounou.» Ce qui semble un peu exagéré. C’est parce que sa mère a travaillé dur et qu’elle a fait preuve des meilleures ambitions pour sa fille que Naomi a pu suivre les cours de l’école de danse. On peut supposer que c’est Valérie qui a donné à Naomi sa belle assurance, bien que, là aussi, Naomi prétende manquer totalement d’assurance. Quelquefois elle se sent comme une enfant apeurée et esseulée. Elle suit une thérapie à ce sujet. Elle en parle d’ailleurs très ouvertement. Elle a découvert plein de choses. Par exemple, qu’elle est obsédée par le désir de faire plaisir. Ce qui, d’une certaine manière, explique la question de ses retards récurrents. «Si on me demandait de faire ceci ou cela, je disais toujours «Oui» et ensuite je m’efforçais cette nouvelle contrainte aux corvées du jour. Maintenant, je me contente de dire «Non». Je me connais beaucoup mieux à présent.

 

Elle a trente ans. C’est une vraie professionnelle. Elle lance un nouveau parfum. Elle vient de signer un contrat pour sept ans avec les produits de soins pour cheveux Wella, et elle a décidé de diminuer sensiblement ses activités de mannequin. Ce qui n’empêche pas la campagne pour Persil d’avoir littéralement envahi la presse. Elle prétend qu’elle veut consacrer plus de temps à ses autres projets. Dieu sait pourquoi ! Deux de ses «projets» précédents, en 1994, furent un roman intitulé Swan, qui n’a pas obtenu le succès escompté, et un album pop, Babywoman, pas mauvais du tout mais qui ne s’est pas vendu. «Je n’ai pas écrit le livre moi-même», précise-t-elle, «j’ai enregistré mon texte sur un magnétophone, et c’est quelqu’un d’autre qui a fait le reste.» On ne peut pas ne pas se demander si sa carrière n’est pas en perte de vitesse. Les théoriciens de la mode vous diront que Naomi Campbell est arrivée au bon moment. Les mannequins sont devenus les nouvelles stars à la fin des années 1980 parce que la plupart des actrices dignes de ce nom à Hollywood passaient leur temps à s’habiller dans les friperies et les bourses aux vêtements, et à faire des enfants. Alors les Cindy Crawford, Linda Evangelista et Naomi sont devenues les seules icônes à se mettre sous la dent pour un public en mal de glamour, de célébrité, et de grandes histoires d’amour de légende. Mais Naomi est depuis des années, et reste encore aujourd’hui, extrêmement douée pour son métier. Elle fascine les foules sur un podium. Il émane d’elle une énergie et une sorte d’arrogance que n’ont pas les autres mannequins, même parmi les plus grands. Elle ne laisse personne indifférent. Elle attire irrésistiblement les regards. Ce n’est pas pour rien qu’elle figure dans le haut de l’échelle dans son activité. Mais est-elle encore tout en haut ?

 

Quel peut être le visage du futur pour Naomi Campbell ? Il n’est pas certain qu’elle se connaisse aussi bien que ça. Elle a bien sûr ses oeuvres humanitaires qui occupent déjà une partie de son temps, et son amitié très publique avec Nelson Mandela. Elle l’a rencontré à New York, puis en Afrique du Sud et ils ont noué une amitié immédiate -- ne l’appelle-t-il pas sa «petite-fille honoraire» ?

 

«J’adore faire des trucs pour la Fondation pour les Enfants de Mandela», affirme-t-elle. «J’ai toujours participé à des oeuvres humanitaires. Je suis ambassadrice de l’Unesco. Cela ne me gêne absolument pas de prêcher pour eux ici et là. Je pense que les actions valent mieux que les mots.» A part ces actions, Naomi ne participe à aucune autre activité. «Je vis au jour le jour», dit-elle. Je ne retournerai pas dans le circuit des défilés à plein temps. C’est trop épuisant. Je le fais pour des amis, Rifat (Ozbek), Karl (Lagerfeld), John (Galliano), Marc (Jacobs), Alaïa. Mais l’une des raisons pour lesquelles j’ai arrêté de faire autant de défilés qu’avant est que nous avons tous déménagé. Helena et Christy et toutes celles qui étaient autour de nous à l’époque étaient de très bonnes amies. Ce groupe-là me manque un peu à présent. Nous étions vraiment très proches, on s’occupait les unes des autres, et on s’amusait beaucoup ensemble. Les filles aujourd’hui n’ont plus vraiment de personnalité -- certaines d’entre elles si, bien sûr -- mais elles ont ce look standard et monotone...»

 

Une semaine après cet entretien, je rencontre à Londres un styliste new-yorkais qui me raconte qu’un soir où il dînait avec des amis et Naomi, elle a pris ombrage d’une déclaration un peu critique d’un des convives et lui a jeté un bol de riz à la figure en piquant une crise de nerfs. Lors de notre rencontre, elle m’a pourtant affirmé : «Je suis une fille comme tout le monde. Je fais les mêmes choses que tous les gens.» Mais ce n’est bien sûr pas vrai. Sa réussite ne relève pas du hasard. Il y a une différence considérable entre le reste du monde et quelqu’un qui dispose des qualités nécessaires pour devenir un mannequin vedette. La vérité, c’est que les crises et les colères et les problèmes et les aventures sentimentales ratées et tout le jeu théâtral de la femme-enfant névrosée ont fait de Naomi Campbell la candidate idéale pour le royaume des stars. Bien entendu, elle est courant.

 

Christian Soleil

 

Par christian soleil - Publié dans : ETUDES ET ARTICLES
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